Les cahiers d'Adrianne

Alain Perrocheau

Editions Durand Peyroles

Antonin Giraudet, journaliste et révolutionnaire convaincu, emprisonnée sous la Terreur, apprend à la mort de son père qu’il n’ait qu’un enfant adopté. Ses véritables origines le déçoivent et l’intriguent.

La lecture des Cahiers, rédigés par sa mère naturelle, lui apportera quelques réponses mais une partie de ces écrits reste à découvrir et ce manque lui cache le nom de son père.

 

C’est à une enquête d’identité que nous convie l’auteur, en même temps qu’à une enquête sur tout le milieu libertin, aux glorieux temps de la douceur de vivre de la noblesse de Louis XV et Louis XVI. Le récit nous entrain entre les tourments révolutionnaires et les salons érudits au cœur des mystères de la Cour en ces heures fastueuses mais fragiles.

 

 

« … Monsieur Longrives laissa à notre disposition l’attelage et son postillon. Nous redescendîmes à Fort-de-France. Le vieux nègre longea le rivage. La baie était magnifique sous le soleil du matin, et les palmeraies à l’autre extrémité ondoyaient doucement sous des souffles audacieux et parfumés. La calèche s’engagea dans la rue qui longeait le port. Un bâtiment à cinq mâts avait accosté au petit matin et faisait l’objet d’une agitation pétulante. Visiblement, c’était un navire militaire, des hommes en uniforme montaient et descendaient sur la passerelle. Le cocher nous précisa que ces navires étaient fréquents depuis que les Français intervenaient dans la guerre d’indépendance américaine. … » 


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