Adieu Monsieur Albert Posté le 17/04/2012 - Par Alain Perrocheau

 

Albert Bouard s'en est allé au début mars, terrassé à sa table de travail devant laquelle il s'asseyait chaque matin, avec la même persévérance qu'il avait mise pendant des années à se rendre chaque jour à ses étables. L'association Histoire et Traditions fondée en 1994 l'avait compté dès le début parmi ses membres, ses qualités d'écriture ayant été remarquées depuis longtemps au travers des es articles dans le Journal des Sables. Il avait depuis lors fait preuve d'une remarquable fidélité à son engagement, là aussi comme il l'avait fait dans d'autres domaines, son milieu professionnel agricole en particulier, rendant toujours le premier son article, son long article, pour la revue DI ME Z-OU qui paraissait au début de l'été.

 

Nous connaissions à l'association sa simplicité et ses qualités nombreuses, sa gentillesse et sa sollicitude, son sens de l'engagement et de l'implication pour améliorer les choses, ses capacités à développer au travers de ses papiers les valeurs et les convictions qu'il portait en lui et qu'il avait héritées de ses ancêtres et de son terroir. Terroir auquel il a sans cesse rendu hommage, fondant ses recherches d'abord sur l'histoire locale de Saint-Mathurin, puis sur les traditions de son milieu rural qu'il mettait toujours en valeur au travers de ses articles.

 

L'homme était apprécié. Membre du Conseil d'administration de notre association, il manquait rarement une réunion, écoutait avec attention, parlait peu, et tout à coup donnait un avis de poids, réfléchi et mesuré, qui forçait l'écoute. La foule qui se pressait dans l'église lors de sa sépulture est la preuve de l'aura et de l'amitié qu'il avait su semer autour de lui.

 

Nous connaissions moins bien l'écrivain, sinon par ses articles pour DI ME Z-OU. L'écrivain, car c'en était un, sans prétention, mais avec la ténacité de la recherche et le goût du bien dire. Tout juste pourrait-on s'étonner de son peu d'ambition qui, peut-être, ne l'a jamais poussé à publier un livre officiellement. Ses mémoires et ses poèmes restent la propriété de sa famille, qui était tout pour lui.

    

Adieu Albert. Tu es le premier et tu resteras le premier à qui l'association Histoire et Traditions du pays des Achards restera toujours fière d'avoir rendu hommage.

 



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